

par EricW
Voili voilou le saxophone en bambou dont je vous avais déjà parlé. Cette fois il s’agit donc d’un saxophone et non point d’une clarinette. Si vous avez fureté à droite à gauche sur le site, vous devez maintenant savoir que la principale différence entre ces deux instrument est non pas le matériau dans lequel ils sont fabriqués mais la forme de la perce. Dans le cas de la clarinette, la perce est cylindrique alors que dans le cas du sax, elle est cônique.
D’un point de vue accoustique, une perce cylindrique génère des harmoniques de rang impair alors que dans le cas de la perce cônique, on trouve aussi dans le spectre sonore des harmoniques de rang pair (un de ces jours je vous mettrai en ligne des spectrogrammes des différents instruments présentés ici pour bien voir la différence).
Revenons en à la fabrication proprement dite.
Trouver un morceau de bambou dont la perce soit suffisamment cônique n’est pas une mince affaire. Je pensais naïvement qu’une légère conicité suffirait mais non, ça ne suffit pas. D’où l’idée (pas vraiment de moi en fait, ce gars là l’a fait avant moi), d’utiliser des sections de bambou de diamètre différent. Le résultat est montré dans la première photo.
L’instrument est composé de trois parties :
La section supérieure comprend le bec. C’est elle qui a le plus
petit diamètre. Elle est enmanchée dans la seconde section grâce
à un joint fait de fil de coton enroulé très serré pour assurer
une bonne rigidité à l’ensemble tout en permettant un démontage
facile et un accordage de l’instrument.
La seconde section est la plus longue. Tous les trous de
l’instrument sont percés dans cette section. J’ai du légèrement
agrandir le diamètre de cette section pour que la première
section rentre dedans. L’enmanchement avec la troisème section
est collé à la colle époxy à deux composants.
La troisième section est celle de plus grand diamètre.
Sur le haut de l’instrument on voit deux colliers en laiton. Le plus haut des deux est ajusté sur la première section. Il s’agit en fait de la ligature servant à tenir l’anche sur le bec. Cette ligature a été réalisée de la même façon que celle de la clarinette en bambou déjà présentée. Le second collier est serré sur le haut de la deuxième section. Il est la pour empêcher l’éclatement de l’instrument (qui a déjà éclaté une fois, j’y reviendrai...).
Le bec (photo 2) a été fabriqué comme pour la clarinette, si ce n’est qu’il est beaucoup plus étroit. De plus l’angle formé par la mentonière et la table du bec est beaucoup plus fermé, pour favoriser les sonorités un peu plus « aggressives ». La mentonnière a été façonnée dans un morceau de chataîgner, bois beaucoup plus dur que le pin que j’utilisais avant. Ainsi elle devrait être plus durable.
Cette fois j’ai fait attention à la planeité de la table du bec, et cela se ressent dans la justesse de l’instrument. La hauteur des notes fluctue moins avec les variations de la pince. Bref ça marche beaucoup mieux.
Ici pas possible d’utiliser tel que le modèle de calcul déjà décrit ici. Ce modèle convient pour les instruments à perce cylindrique mais pas pour les cônes pour au moins une raison : quand une correction fait remonter un trou, le diamètre de la perce en regard de sa nouvelle position change (il devient plus petit) puisqu’on travaille sur un cône.
En premier lieu j’ai fait la supposition que mes trois sections de bambou étaient cylindriques (ce n’est pas exactement vrai mais la conicité de ceux ci me semblait négligeable par rapport à la différence de diamètre d’une section à une autre). Ensuite j’ai procédé ainsi :
estimation des positions initiales
ajustement des diamètres en fonction d’une fréquence de coupure
cible.
application de la correction sur quatre itérations max. En fait
j’arrêtais la correction dès qu’un trou changeait de section.
détermination du diamètre de la perce pour chaque nouvelle position
des trous
correction du diamètre en fonction de la fréquence de coupure
(surtout dans le cas ou un trou change de section)
retour à l’étape correction.
J’ai réitéré le processus jusqu’à ce que l’aspect visuel du modèle me parraisse correct (là j’avoue que c’est super pifométrique et vague mais c’est comme ça...), soit 4 fois.
Pas facile à placer celui là... D’un point de vue théorique, sur une perce cylindrique il faudrait qu’il soit à peu près à 1/3 de la longueur en partant du haut et 1/2 pour les perces côniques. Le problème est qu’ici le modèle est hybride. C’est tellement vrai que normallement pour un cylindre on a :
Alors que pour un cône on a :
F représentant la fréquence, c la vitesse du
son et L la longueur du tube. Après estimation pifométrique,
mon sax répondait à la formule :
Gasp...
J’ai donc coupé la poire en deux, et le trou de registre est placé à un peu plus haut que la moitié de la hauteur. Vous allez rire, c’est assez incroyable mais ça marche.
Vous pouvez voir (photo 4 ci-dessous et aussi la première), que ce trou est beaucoup plus grand que les autres, et il est loin du précédent. De ce fait, comme il se bouche avec le petit doigt, il est difficile à boucher. Je prévois de lui adjoindre une clé pour le fermer. Ça sera beaucoup plus pratique.
Évidemment, il a bien fallu que je fasse une grosse connerie, ça aurait été trop beau. Rassurez vous je l’ai faite : J’ai joué l’instrument pour régler la taille de mes trous sans saturer la perce d’huile au préalable ! Le résultat ne s’est pas fait attendre : la seconde section a éclaté sur presque tout sa longueur quelques heures plus tard (un bien sinistre "clac" en vérité).
J’ai réparé en collant à la colle epoxy bi-composant et en serrant pendant le séchage à l’aide de colliers vissables (genre serflex). Après séchage, j’ai fabriqué et ajouté le collier en laiton qu’on voit en haut de la seconde section.
Sur la photo ci-dessous on voit très bien la ligne de fracture, qui a eu le bon goût de ne pas passer par un trou (mais pas loin du trou de registre ! Ouf !). Le pire a ainsi été évité.
Ce fût loin d’être évident, mais je suis bien content du résultat. Quand au son (bientôt !), il est assez étonnant : entre la clarinette et le sax soprano. J’aime beaucoup ce que donne cet assemblage de sections de bambous et cela me donne plein d’idées pour la suite. À suivre donc...
Salut ! Merci pour tes sympathiques commentaires et la bise aux craviroliens !
Eric
+ Bonne et sainte année, Monsieur EricW. et félicitations pour vos oeuvres non seulement esthétiques, mais cherchant évidemment l’exactitude, la justesse du son. Je vous souhaite une excellente continuation et beaucoup de plaisir dans votre travail, mais surtout celui de savoir que vous faites plaisir à d’autres, que vous encouragez et que cela en aide plus d’un(e) ! Je suis par hasard arrivée sur votre site en cherchant à fabriquer des instruments gratis pour des religieuses d’un couvent ! J’avais gardé de petites chutes de tubes en PVC mises à la poubelle et qui me donnèrent cette idée. Et des années après, je découvre ainsi que d’autres sont artistes en la matière ! BRAVO !
J’aurais aimé, si possible, quelques renseignements supplémentaires sur cet étrange instrument qu’est le kaval, les trous d’accords m’intriguent fort ! Je connais quelques instruments, dont la flûte à trous (droite ou traversière), le violoncelle, le piano et l’orgue, mais c’est la première fois que je me lance dans la fabrication d’instruments pour constituer un petit orchestre, si possible ! Cela aide à mettre haut les coeurs ! Si jamais vous, ou de vos amis, avez quelques propositions faciles pour nonne débutante en bricolage musical essayant de faire des instruments donnant du son... pour accompagner (ou plus honnêtement "contrer" !?!) un peu le violoncelle, par exemple et faciles à apprendre par d’autres, je suis pour ! (Un petit groupe accepte d’apprendre ! une seule personne ne pouvant jouer de tous les instruments à la fois ! HEU-REU-SE-MENT !)
Encore merci et bravo ! Et bon courage dans votre autre travail professionnel, je suppose ! Sr Ma.-Hél.
Bonjour et merci pour l’appréciation
Oui, le perçage des trous au fer rouge, c’est comme ça que je procède aussi. Ça permet d’éviter de fendre le bambou. Ensuite je termine à la fraise montée sur une miniperceuse, avec une très grande vitesse de rotation.
J’utilise aussi une tige filetée chauffée au rouge pour percer les cloisons situées au niveau des nœuds des bambous.
Eric
si les sax montent entre l’octave et la douzième, comment est accordée la gamme sur une clarinette 9trous permettent de monter à la douzième (dont les intervalles sont : 1ton,1ton,0.5,1,1,1.5,1,1.5,1) sur les sax de Angel il n’y a que 7 trous(pouce compris) avec les mêmes intervalle qu’une flute à bec. (sauf pour le bariton à 9 trous pour jouer deux demis tons plus facilement) et toi , d’après ce que je vois tu fais 8trous(avec le pouce) quelles sont les intervalles ?
j’ai pour l’istant une bonne dizaine de clarinettes dont toute une série avec des bambous de bamako avec des super motifs naturels. Elles sont en Do , Sib , La , Sol et Fa et pour l’instant sans clés audessous de Fa les doigtés deviennent difficiles et plus petit que Do (RE par ex)c’est possible mais le petit doigt gauche est alors très proche de l’index droit et le trou de registre est souvent bouché par la anche qu’il faut alors couper un peu. ma préferée est pour l’instant celle en Sol qui monte de deux octave et demi en restant juste. j’aimerais bien faire des clarinettes sur des games mineures j’y réfléchi mais c’est un peu complexe peut-être vais-je demander conseil à Romy Benton (le spécialiste des games mineures) tu t’en sort bien à jouer des games mineures sur tes instruments mais je trouve que ça demande pas mal d’effort bien qu’étant habituer aux semi ouvertures de trous.
allez au boulot ! il reste tant à découvrir
Salut
Je te réponds avec un peu de retard désolé.
Alors pour ce qui est de l’accord, mes engins à 8 trous marchent comme ça :
Quand on soulève les doigts de la main droite un par un on a : 1T 1T 1/2T 1T (genre do re mi fa sol quoi) puis la main droite : 1T 1T 1/2T (en « fourchant » pour le dernier, comme le do de la flute ou du sax), puis 1T en enlevant le pouce, 1/2T en enlevant le dernier doigt main gauche (le majeur donc).
Après évidemment quand on passe au registre du dessus, il manque 1 note pour ce sax : faut faire ça « à la gueule » mais avec un peu d’habitude ça se passe bien.
Pour les altérations en fait j’utilise très peu de demi trous (en fait uniquement pour les deux trous les plus bas). Sinon j’utilise des fourches, comme à la flûte à bec quoi, mais pour que ça marche il faut des trous pas trop gros, sinon les fourches ne marchent pas, c’est physique y’a rien à faire, alors que quand c’est pataphysique on peut toujours faire le bête et ruser.
Sinon accorder une clar diatonique en mineur je ne comprends pas pourquoi ça serait compliqué ? il suffit de changer les intervalles, c’est pas bien sorcier il me semble. Ceci dit si tu fais un instru sur lequel tu peux fourcher je ne vois plus trop l’intérêt. Après le cran au dessus c’est de commencer à faire des clés pour les demi tons, mais ça fait tout de suite un taf de plus à produire.
Eric
bonjour eric je suis ravi d avoir découvert ton sit plein de bons tuyaux ! je suis en pleines expirimentation de pataphonie bambouzicale (flutes a bec, traversières,doubles flutes flutes a bourdon sax et clarinettes...) j’ai déja réalisé de nombreuse clarinettes et j’attaque ces temps ci le travail des saxophones. si j’ai bien compris pour obtenir le régime vibratoire d’un sax (et donc le fait qu’il ’monte’ à la l’octave et non a la douzième comme une clarinette) tout est dans la conicité et pour le cas d’assemblages de bambous de différents diamètres on est dans une pseudo-conicité. ce qu’il se passe c’est que je sonne le bec seul il donne une fréquence ’normale’ et lorsque je l’introduit dans la piece qui suit de plus gros diamètre, le regime change passant plus aigu. on se rend biencompte du phénomène lorsqu’on sonne le bec seul et qu’on l’introduit dans le second tube tout en continuant de sonner : dans un premier temps la note baisse puis à un certain point la vibration change de régime et sonne plus aigu. d’après ce que tu explique ici la clé est dans le rapport entre la longeur réelle du cône et sa longueur théorique ce qui si j’ai bien compris signifie que je ne peut obtenir le régime vibratoire correct qu’une fois toutes les parties de l’instrument assemblé.
tu nous promets d’amples précisions sur ce point je les attends de tout coeur (en plus j’adore ton style de vulgarisation scientifico-pataphonique !)
d’autre part j’ai le même problème de régime vibratoire avec des anches simples type languette de roseau comme celle des cornemuses ou de l’Arghul égyptien c’est a dire que le régime change à partir du moment où je l’introduit dans un autre tube et pourtant nombre d’instruments utilisant ce type de anches ne sont pas réalisés dans des tubes cylindrique ce qui place ailleurs le problème.
je te remercie pour l’exposé de tes recherches qui m’est d’un grand secours je n’ai pas de site internet pour en faire de même mais j’utilise parfois un forum génialissime bamboocraft.net (en anglais) sur le bambou qui comprends une section pour les fabricants d’instruments on peut y charger photos sons et moultes articles de nombreux adeptes tels qu’angel le facteur de sax argentins y donnent de précieuses indications.
passera tu au festival de saint Chartier cette année j’aimerais y croiser d’autres fous du bambou
bonnes expérimentations
toma
Salut
Sur les régimes vibratoires, tu as compris l’essentiel effectivement. Maintenant pour les précisions ultérieures sur les cônes, pour l’instant tout reste empirico-pataphysique, donc à la portée du patamusicien qui sommeille en chacun de nous (la vérité est dans la scie à métaux).
Sur tes problèmes de cornemuse je serais bien en peine de te répondre, je ne connais rien aux instruments à anche libre et encapsulée. Je sais que ça pose des problèmes d’accord, c’est tout. Regarde toujours cet article, il y a un gars qui travaille sur des clar primitives du pays basque, dans lesquelles l’anche est encapsulée aussi. Il y a son mail, écris lui, visiblement il st intéressé par des échanges d’info sur ces histoires là.
Le bambooforum, je connais son existence mais faudrait que j’y jette un œil, j’ai pas pris le temps de le faire. J’aimerai savoir un peu des trucs sur le système de clétage d’Angel Sampedro del Rio et sur la protection qu’il utilise sur le bambou. Et toi, tu le protèges comment ton bambou pour pas qu’il éclate ?
Tu verras qu’avec le système d’emboitement des bambous, le problème est qu’on arrive jamais à octavier. C’est plus une douzième non plus, mais pas une octave. C’est un peu zarb quoi, mais c’est ce qui fait le charme de ces engins.
A+
Eric Qu’as tu fait comme clar ? Plutôt des grosses ou des petites ?
Salut
Pour faire un instrument à anche qui ait plus d’un registre, il faut ... un trou de registre, qui correspod au trou du pouce gauche. C’est cet évent qui va provoquer le passage au registre au dessus, comme sur les flûtes par exemple. Le placement de ce trou dépend du type de perce (cylindrique sur les clarinettes, cônique sur les sax, ou plutôt pseudo-cônique sur mes sax en bambou). Le sax présenté dans cet article arrive facilement à deux octave. Je connais quelqu’un qui arrive à le faire monter encore plus haut.
Le placement exact de ce trou n’est pas évident (comme pour tous les instruments à vent d’ailleurs). Idéalement, il faudrait un trou de registre par note... Comme ce n’est pas possible, c’est une question de compromis. Ce serait trop long à développer ici, mais promis un de ces quatre je rassemblerai un peu ce que je sais la dessus.
De toutes façon, je te conseille de commencer par les clarinettes, c’est beaucoup plus simple à fabriquer, notamment pour ce qui concerne le placement des trous. En fait le gros truc délicat, c’est le bec.
Au fait, les instruments de chez sunreed ne sont pas vraiment des sax, mais plutôt des clarinettes, à cause de leur perce cylindrique. D’ailleurs ils sonnent plutot comme des clarinettes.
Eric
:-D :-D
Petit truc : il faut que l’arrondi de la table fasse environ 2/3 de la longueur de la lumière du bec (voir un chouïa plus). Fait cet arrondi en arc de cercle. On peut faire autre chose que des arc de cercles mais c’est plus compliqué, vaut mieux commencer par simple, et l’arc de cercle ça sonne bien.
Pour la taille de l’ouverture (entre l’anche et le bout du bec) ça déend de ce que tu utilises comme anche (de clar ? de sax soprano ? de sax alto ? autre chose ?).
Eric
Bonjour.
Vous donner des dimensions serait illusoire. Tout dépend de ce que vous voulez réaliser, des matériaux que vous souhaitez employer (bois, bambou, autres ?), leur épaisseur, etc... De plus, si vous réalisez l’instrument en bambou, il y a de très fortes chances pour que vos bambous n’aient pas les mêmes dimensions que les miens, et une différence infime se traduira par des écarts assez conséquents en terme de placement et de taille des trous.
Faut-il une anche ? Si vous souhaitez réaliser quelque chose s’approchant du saxophone, oui, puisque ce qui caractérise cet instrument est :
qu’il est à anche simple
qu’il a une perce cônique.
Côté documentation, vous pouvez déjà parcourir ce site, avec profit j’espère. Il y a notamment un article dans lequel j’ai un peu rassemblé ce que je sais sur le problème de positionnement des trous. Cet article parle surtout des instruments à perce cylindrique (les clarinettes donc, à la base). Pour les perces côniques, c’est une autre histoire et il vous faudra pifométrer comme je l’ai fait en vous servant des indications du présent article.
Vous trouverez d’autres références dans l’article concernant le placement des trous, mais brièvement je peux en rappeler quelques unes :
Bart Hopkin. Air Columns and Toneholes, Principles for Wind Instrument Design. Experimental Musical Instruments. Cette publication (en anglais) est une excellent vulgarisation de ce qu’il faut savoir pour commencer. Elle est commandable sur ce site
Ernest Ferron, Clarinette mon amie, international music diffusion. Manquant parfois de détails pratiques, c’est tout de même une excellente source, notament pour l’outillage de base à posséder.
Ernest Ferron, ma voix est un saxophone, même éditeur que le précédent. Ouvrage calqué sur le précédent mais parlant de saxophone.
Voila. Encore une fois, commencez peut-être par l’article sur le placement des trous, et notamment essayez de bien comprendre le processus global de mise au point d’un tel instrument.
Quoi qu’il en soit n’hésitez pas poser des questions supplémentaires.
Eric
Bonjour
Merci de votre intéret pour le saxobambou. Je ne diffuse pas l’instrument. J’en fabrique pour moi, et pour des gens de mon entourage. Ça s’arrête là pour l’instant. Désolé.
Le transport du sax n’est trop galère quand même (sauf si c’est un baryton évidemment ...), ou alors faut se mettre au soprano. J’ai joué du sax alto pendant quelques années, et honnêtement je trouvais ça bien moins chiant à transporter que la clarinette basse par exemple.
De plus, mes saxobambou ne prétendent en aucun cas se substituer au saxophone. C’est un instrument à part entière, et si le son se rapproche de celui du sax, ce n’est quand même pas la même chose. Il faut savoir que l’obtention des demi-tons n’est pas aisée sur ces instruments en bambou, et la justesse générale est assez délicate.
Eric